Cela ne faisait qu'une heure que Milo était parti qu'à ma grande surprise, je sentis son cosmo revenir en ma direction. Je me précipita dehors pour l'accueuillir. Celui-ci semblait énervé. Je ne pu m'empêcher de lui lancer:
"Déjà?
-Oui et je crois que je ne serai plus invité, en tout cas même s'il le vouliat, je n'irai pas!
-Rentre, tu vas m'expliquer."
Il me suivit. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait.
"Alors, ça s'est mal passé? Explique moi...
-Il n'y a rien a expliquer! Aiolia est un abruti fini!!!"
Je m'atais assis à côté de lui sur mon canapé. Milo était dans une telle rage que je décida de ne pas le questionner d'avantage de peur que cela ne tourne en dispute. Le chevalier du Scorpion posa sa tête sur mon épaule et éclata en sanglots. Je le prit dans mes bras lui caressant les cheveux tendrement. Que s'est-il passé? Tout à coup, Milo se lança dans le récit de sa mésavanture comme pour soulager son chagrin.
"Je suis donc allé chez Aiolia. En arrivant, j'étais tellement heureux que tout ce soit arrangé entre nous qu'il a vu que je rayonnais de bonheur. Il s'est tout de suite moqué de moi en me disant que je ressemblais à une fille qui venait de rencontrer l'homme de sa vie. Je lui ai répondu qu'en effet, c'était presque ça. Il m'invita dans son salon pour prendre l'apéritif et nous parlions de tout et de rien. Malgrès nos discution banales, je sentais bien qu'il m'observait bizarrement, ça m'a énervé alors je lui ai dit: "Qu'est-ce-que t'as à me regarder comme ça?" Là, il me dit que jamais auparavant il ne m'avait vu si heureux et qu'il avait déjà vu ces vêtements quelque part mais pas sur moi. Je lui ai répondu que c'était normal vu que c'était les tiens. A partir de ce moment-là, il se mit à me harceler de question du genre: pourquoi j'avais tes vêtements, pourquoi j'étais si proche de toi? etc, etc, ..."
J'écoutais attentivement mon compagnon. Il était toujours en train de pleurer. Jusqu'à présent, je ne voyais pas ce qui avait pu le mettre dans un tel état. Milo reprit son récit.
"Et puis là, il a dit un truc que je n'ai vraiment pas appréciais.
Milo s'était arrêté car, cette fois-ci, ces pleurs l'en empêchaient.
-Que t'a-t-il dit?
- Ben... non laisse faire, ce n'est pas grave.
-Arrête Milo, je vois bien dans l'état que ça te met. Tu n'as pas confiance en moi?
-Si, bien sûr que si!
-Alors dis-moi!
-Je ne peux pas, et il se remit à pleurer de plus belle.
-Mais pourquoi?! Tout en disant cela, il me semblait comprendre.
C'est à mon sujet, c'est ça?
Milo resta muet. Je reprit donc.
-Ton silence en dit long. Tu sais, beaucoup de gens au sanctuaire disent de moi que je suis froid, hautain, insensible, etc, etc, ... J'ai l'habitude.
-Peut-être, mais Aiolia n'avait pas le droit; et je n'allait pas rester là sans réagir.
-Qu'as-tu fais? Tu commence à m'inquiéter avec tous tes mystères. Continues, qu'à-tu fais?
-Rien, pour une fois, je suis resté stoïque mais je ne te cache pas que le ton avait monté d'un cran. Il m'a demandé pourquoi depuis quelques temps je prenait systématiquement ta défense, il ne comprenait pas. Je lui ai demandé s'il était aveugle et je lui ai dit que je t'aimais et que toi et moi étions ensemble."
Je sentait mon coeur s'emballer. J'étais heureux mais également en colère de savoir que Milo avait tout avoué à son ami. Comment le regarderait-il désormais? Et puis zut! Ce n'était pas à l'ordre du jour. L'homme que j'aime était triste, il était de mon devoir de le consoler.
Pendant toute cette méditation, le chevalier du Scorpion avait continué son histoire.
"Et puis il a éclaté de rire en me disant que c'était la meilleure farce que je ne lui avait jamais faite. Qu'il me connaissait mieux que personne et que j'aimais trop plaire aux filles. Il m'a félicité car il m'a dit que de pousser le vice jusqu'à prendre tes vêtements était vraiment génial."
C'est vrai, Milo aimait plaire aux filles qu'ils croisaient. Souvent j'avis été jaloux. Aiolia avait-il raison? Milo se moquait-il de nous deux à la fois? Je chassa vite ces doutes de mon esprit. Milo me disait qu'il m'aimait et je le croyaits.
"Je lui ai juré que j'étais sincère, que je sortais avec toi depuis quelques mois et que je t'aimais plus que tout. En voyant mon sérieux, il avait rempli à raz bord son verre de whisky et le bu d'une traite. Il a commencé à m'insulter de tous les noms: pédale, tapette, j'en passe des vertes et des pas mûres, et que tu ne valais pas mieux. Il a ajouter de ne plus m'approcher de lui et de le laisser tranquil. C'était mon meilleur ami et maintenant il me renie parce que je sors avec toi. Eh bien, qu'il aille se faire voir!!!
-Tu parles sous la colère. Tu devrais aller lui parler.
-Tu n'as pas écouté ce que je viens de te dire? Il ne veux plus me parler!
-Laisse passer quelques jours, tu verras, tout s'arrangera.
Je le serra plus fort dans mes bras. Il leva la tête et m'embrassa. Il m'aimait, je le savais, sinon il n'aurait jamais risqué de perdre son amitié qu'il avait avec Aiolia. Quelque part, c'était de ma faute. Je doit faire quelque chose...